NoSgoth

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Le Royaume de Nosgoth.
L'Ancien : "Je suis le noyau vital, l'essence même de Nosgoth.".
Moébius : "T'es-tu vraiment cru capable de changer "mon" histoire ?".
Raziel : "Ma destinée t'amuse, c'est ça ?".
Kain : "L'éternité est implacable.".
Janos Audron : "Ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils sont ignorants, et si faciles à manipuler.".
Ariel : "À jamais je suis emprisonnée ici, tout espoir serait vain...".
Vorador : "Regardons maintenant de l'autre côté du miroir.".
Hylden : "Quelle naïveté de penser que l'on peut s'opposer à sa destinée !".
Raziel : "Je veux voir le monde dans son enfance, avant la croisade des séraphéens.".
Kain : "Nous n'effaçons pas l'histoire, nous la réécrivons !".
<Janos : "Au cours des siècles, j'ai pu observer notre histoire devenir un mythe, pour finalement sombrer dans l'oubli.".
Moébius : "Juge donc l'auteur de tes sermons avant de les réciter.".
Vorador : "Quel piètre sauveur tu fais !".
L'Ancien : "Je suis, ici et ailleurs, maintenant et toujours.".
Ariel : "Je suis pure, mais éthérée. Kain, lui, est diablement réel mais vicié.".
Raziel : "Je ne voulais plus qu'une chose : débusquer Kain et l'annihiler.".
Kain : "L'épée est la clef !".
Moébiu : "Bienvenue âme perdue dans les âges. Rencontre ta Destinée.".
Raziel : "Ange ou démon, lui seul détenait la clé de mon destin.".
Kain : "Si Moébius t'avait dit que je me cachais au fin fond des enfers, m'y aurais-tu suivi, au péril de ton âme ?".

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 Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.

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iriam
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MessageSujet: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Dim 31 Aoû - 15:28


  1. Prémisses

Un rustre et sauvage chasseur qui vivait à la marge d'une Massilia grise, démantelée et ravagée par la peste se mit un jour à croire aux miracles. Une somptueuse créature l'espionnait depuis quelques lunes. N'ayant jamais vu ne serait-ce que le châle d'une Dame du monde avant d'apercevoir sa créature traqueuse, le roublard humain ne pipa mot et la laissait faire, goûtant un rudimentaire sentiment de flatterie.

Une vampire des temps anciens, qui par manque de force d'esprit sombra dans la folie devant l'éternité, se mit en quête de se reproduire par son sang, en donnant vie à une créature neuve et non pas en donnant son sang à un être étranger. Le chemin de ce monstre était jonché de cadavres d'humains au sang non compatible pour servir ses dessins.

Sa quête hasardeuse l'amenait dans une Massillia ravagée d'où elle se retrancha en forêt et s'y enfonçait jusqu'à ce que le sang vibre. Elle savait. Cet humain qui vivait -par idéologie bourbeuse-au bord de la civilisation, bâtit comme Jupiter, crasseux comme Pluton et chasseur comme Diane était la part manquante pour la conception de sa progéniture. Il ne lui fut guère difficile de devenir une déesse à ses yeux, et en quelque semaine, le monstre apprivoisait le sauvage et leur ménage se standardisait.

De leur union naquit une fille. Le chasseur vivait les plus beaux moments de sa vie, il avait un projet de lui même dans sa cabane. Il contait ses exploits carnassiers au nourrisson et n'en pouvait plus d'attendre de la mener à la chasse. La mère victorieuse plaçait tous ses espoirs dans son nouveau sang, attendant patiemment qu'il tourne. Passées quatre années, l'hémoglobine de la fillette ne présentait aucun changement. C'était une dhampire humaine et qui le resterait.
La colère du vampire prit une couleur filicide.

L'incendie montait jusqu'aux cieux. Le chasseur aveuglé de bonheur avait subitement vu se renverser
la signification de ses quatre dernières années, lorsque la mère folle portait la main sur la fillette « au sang impur » avant de se jeter sur le chasseur « au sang trompeur ». « Cours, fuis, va t'en et ne revient pas! Vis! Vis! Adieu ma fille » sont les derniers mot que la morveuse de 4 ans entendit de son père avant que la maison ne s'effondre sur les deux parents enragés. De très bien intentionnés brigands l'enlevèrent alors qu'elle trottinait sur les routes et la nomèrent Lysias.



L'ancienne survécut au feu et à son compagnon. Elle reprit sa quête reproductrice qui l'amena jusqu'en Russie, d'où elle redescendit vers la mer morte. Elle avait choisi pour fil rouge le motif religieux et écumait alors les vieilles bâtisses byzantines. Igor Shostakovich, descendant lointain d'Igor, prince de Vladimir Volynks, fils deLaroslav le Sage, était un prêtre illuminé et régulièrement chassé de l'église orthodoxe pour ses actes et propos blasphématoires– et y était régulièrement réintégré pour sa sincérité et sa bonne nature. Il voulait rétablir les justes et droits cérémoniels du Christinaisme byzantin et forçait ses confères à l'appeler Basileus. Son amour du grec était sans bornes. Ce pourquoi il fut pris d'une terreur tout divine lorsque la créature pécheresse fit trembler l'église de son hystérique voix « Le sang pur! » avant de le violer sur l'autel.

Iriam est né dans le désordre des ordres religieux. La nature de sa conception resta protégée par le secret de l'église qui força le prêtre fou à adopter son propre fils, et chassa la créature mère-hystérique. Celle-ci venait visiter l'enfant chaque nuit et lui chantait des berceuses sanglantes dans lesquelles elle évoquait parfois son premier enfant de la honte. Elle commença ensuite par espacer ses visites pour finir par complètent disparaître de la vie des religieux, ayant enfin trouvé la paix intérieure suite au succès continu de la procréation fructueuse. Iriam était un dhampire dont le sang mutait.

Seize années s'étaient écoulées. Iriam n'avait de cesse de questionner le pauvre Igor sur sa mère, celui-ci étant souvent assez allumé pour lâcher allègrement de larges pans de vérité. Un jour comme les autres au séminaire, Iriam ronflait en cours de démonologie. Il rêva de cette demi-soeur qui partageait son sang sans qu'elle ne connaisse son existence. Les premiers pouvoirs surnaturels se manifestaient, il entendait déjà le sang lui parler. Il sauta par la fenêtre et claqua les lourdes portes du monastère sans se retourner. « Le monde est grand et ma soeur le connait. Reste en vie et je te
trouverai ».


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MessageSujet: Re: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Mar 2 Sep - 9:07

2. Secondes prémisses.

Iriam se dirigeait toujours dans une direction assurée, ne voyant rien du monde qu'il parcourait et ne recevant rien des intra-mondains qu'il croisait. Il traçait la carte du monde d'église en monastère et de monastère en église. Sa soeur était toujours à portée de sens depuis qu'il s'était ouvert à la voix du sang. Ce fut une nuit en grand chemin, généreusement compris dans l'équipage d'un riche orfèvre, qu'Iriam fit sa connaissance en chair et ecchymose. Le cocher héla les chevaux, l'attelage s'arrêtait juste à temps pour ne pas écraser la jeune fille en robe de dentelle et colifichet couchée en travers de la route, l'air inconsciente. L'orfèvre et sa suite accourent bras levés au ciel secourir la malheureuse, tandis que le jeune dhampire en robe de draps et grosse ficelle descend comme englué dans le temps et médusé, portant les mains à ses tempes l'air incommodé.
Deux coups secs claquent contre une mâchoire et un nez, le cocher et l'apprentis se retrouvent ensuqués et assaillis : trois gaillards sortent des bas cotés et s'emparent de l'attelage, un quatrième saute d'un arbre en remettant à terre un pauvre qui se réveillait, puis singe une révérence à la jeune fille au jeu d'acteur et de jambes convaincants. Iriam regardait la scène incrédule par trop de joie : c'était bien sa soeur. Pour le reste, tout fut très rapide. Il s'apprêtait à mettre un pied devant l'autre dans sa plus souriante naïveté lorsque Lysias, alerte, lui sauta dessus pieds et mains cognant, pour finir par le ligoter avec la corde de sa soutane. Ce fut donc la première expérience qu'il fit de sa soeur et de la femme en général.

Lorsqu'il repris conscience, il était question de le vendre, non, de le garder car il pourra servir, non de l'échanger contre une relique ou contre de l'or, car l'église est riche. Ligoté à une poutre du baraquement, ignorant royalement l'urgence de sa situation, il se mit à hurler son histoire à Lysias, qui était en train d'aiguiser les coutellas de ses jambières au coin du feu. Celle-ci se leva altièrement et sans mot dire, rangea ses lames à ses cuisses et pris un chiffon en se dirigeant vers son frère, centre d'intérêt des gaillards. « C'est pour ton propre bien » lui murmurait elle à l'oreille pendant qu'elle lui fourrait la chiffe dans la bouche.


3. Moyen-terme

Les brigands étaient faits comme des coins, leur ronflement ne tardèrent pas à faire trembler la baraque. Lysias qui avait trop peu d'occasion de rencontrer de jolis étourdis -étant entrainée à plumer de vieux gentilhommes peu vertueux- fut piquée de curiosité et prise de pitié pour ce très jeune pèlerin. Iriam pu se livrer de tout son soul et Lysias s'esclaffer à en mourrir. Iriam offrait une insolite combinaison de sagesse, de candeur, de beauté et de gaucherie qui pouvait rendre rouge à nouveau le plus corrompu des sangs. Il avait alors seize ans et pas l'ombre d'un vice. A croire que ses oreilles restèrent sourdes aux monstrueuses berceuses de sa mère et aux élucubrations érotico-mystiques de son père. Le sang poursuivait sa mutation.

Lysias ne cru pas un seul des mots d'Iriam -à cette époque- mais elle admettait qu'il avait une imagination très poussée :c'était une grande qualité pour grimper dans le métier. Elle était d'accord pour qu'ils se fissent passer pour frère et soeur : cela leur ouvrirait bien des portes finement ouvragées. Elle claqua la porte vermoulue du repère de briguant en trainant son petit frère sans se retourner.


Dernière édition par Iriam le Sam 20 Sep - 7:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Lun 8 Sep - 15:37

4 - déduction naturelle

Trois longues et pleines années passèrent dans la passions des découvertes et des nouvelles acquisitions de capacités. Iriam apprenait la réthorique, la politique et les usages du monde à sa soeur et celle-ci lui apprenait les armes, les plaisirs et les dangers des bas-mondes. Trouvant tantôt asile religieux où ils apprirent ensemble l'archiatrie -médecine des grands, tantôt asile suspicieux où ils apprirent les art alchimiques qui troublent et handicapent l'adversaire, tantôt asile vertueux où ils apprirent les grands noms de ceux qui dirigent le monde en sous-main. Lysias devint une redoutable escroc mondaine, engagée par les uns pour faire tomber les autres, et engagée par les autres pour faire tomber les uns. Son amoralité n'avait d'égal qu'en sa beauté, et son coeur froid était aussi dur que le diamant. Iriam avait entre temps abandonné sa soutane dans le premier bordel où sa soeur du le pousser -il s'accrochait aux portes pour ne pas y mettre le pied, terrorisé comme une quoirousse- avant d'être obligée de le tirer pour l'en faire sortir, se faisant lourd et récalcitrant comme un taureau. Son appétit n'avait d'égal que sa belle figure et la fraîcheur de son humeur toujours enjouée, même au lendemain de beuveries -auxquelles les catins, prévenantes, avaient pris soin de l'initier.

Le monde était vaste et les hommes idiots : le bonheur était assuré. Cueilles le jour comme il vient, dînes ce soir chez le Duc de Machin et demain soir chez la sorcière du marais, attends le surlendemain pour penser quoi en
tirer. Un pas mène à l'autre, ainsi pour les occasions et les rencontres. Iriam prenait soin d'éviter que leur chemin ne croise les non-humains, bénissant chaque fois sa part d'inhumanité. Le sang des lycans avait un parfum corsé et automnal, véritable bières brunes en fourrure, le sang des neko avait un parfum acide et fruité, grisantes confiseries à portée de pouls, celui des elfes avait le parfum des herbes en bouquets, massue olfactive qui lui faisait ployer le genoux. C'est ainsi que la présence d'être surnaturels se manifestaient à ses sens, ou devrait-on dire à son sang : une sorte de rythme parfumé qui lui faisait tourner la tête. Le bémol à cette symphonie sensorielle était l'existence des démons. Non pas que ceux ci empestaient le souffre comme le veulent les légendes, mais plutôt qu'ils n'avaient pas d'odeur. Démons et vampires ont une racine commune, peut être même un premier ancêtre commun. Par quel mystère les premiers sont opaques aux seconds, cela il ne savait le dire. Iriam était très ennuyé de rester insensible à ces êtres dont il ne pouvait deviner la présence. Plus tard, il lirait les écrits d'un prêtre nosgothien -le genre de récits que l'Est du monde, à majorité humaine pris soins d'ignorer- avant de faire lui même l'expérience de l'autre hémisphère du monde, dominé par les êtres surnaturels.

C 'était lors d'une vulgaire bagarre de taverne initiée par le frère et la soeur afin de détourner l'attention de leur objectif (une carte du monde avec les routes, les régions et les populations -que transportait un coursier officiel sous couverture populaire) que leur destinée se scella. Mission accomplie et se frayant un chemin entre les coups de poing, de pied, de couteau et l'épais nuage de poussière, Iriam et sa soeur tombèrent sur un groupuscule de vampires qui venait faire main basse sur l'objet convoité. Les vampires furent trop forts et les maîtrisèrent. Lysias y perdit tout son latin et hurla en patois sa haine des morts vivants qui n'ont plus d'âme, des automates du sang, des suceurs de vie, parasites, menteurs, tricheurs, lâches, vilains et caetera, et caetera. A ce déferlement de poésie les trois vampires éclatèrent de rire : « c'est qu'elle ne doit pas savoir... » conclurent ils entre deux esclaffades. « A qué'z a' quo? De qué fayre!? » s'enquiert la Lysias des forêts écumante de colère et de primitivité. Sur ce, le vampire « en charge » s'approcha et lui souffla tout doucement au visage « toi et ce type au rouge parfum exquis-léchant tour à tour leur cou- ton frère à ce que je sens, vous avez du sang de vampire en vous petit cochons. Alors comme ça l'hoste mélange son rouge avec le vin? Tu devrais te méfier de vos amis...» Celui-ci pensait qu'Iriam et Lysias étaient les joujoux de quelque vampire cachotier voulant s'offrir des serviteurs addictifs. Il ne suffit pas de plus, Lysias fit la connexion manquante à sa crédulité. Iriam, qui manifestait tout de même une imagination fertile, avait depuis le début crié la vérité brute. Il est bien son demi-frère, et ils partagent une mère de nature vampirique.

Depuis ce jour, Lysias nourrît en fond une haine de soi dévorante -additionnée à son amoralité et son intelligence : préfiguration de celle qui aillait devenir Black Archontess- et une indifférence affective à son frère, au grand dam de celui-ci qui ne cessa pour autant jamais de la suivre, de la soutenir et de l'admirer quoi qu'elle lui fisse subir -préfiguration de celui qui deviendrait l'outrancier et buveur compulsif Commander du black memoriam order. Iriam baissait les yeux et gardait le silence pendant que les vampires déroulaient la carte, ne se souciant pas des deux «ghoules», ils parlaient d'atteindre Carthage en deux mois, puis d'arriver définitivement sur les terres de Nos dans trois. Ligotté sur sa chaise comme un nourrisson à la béquée, Iriam demanda alors ce qu'il y avait de si intéressant dans le royaume de l'ouest. Le groupe s'esclaffa encore une fois et répondit en coeur « les notres, il y a les notres ». C'est ainsi qu'Iriam et sa soeur respectivement agés de dix neuf et ving-trois ans, décidèrent de se rendre au royaume de l'ombre dans l'espoir et dans la crainte d'y trouver leur mère.


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MessageSujet: Re: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Ven 12 Sep - 15:30

4) Implication matérielle

La seconde Lune du mois d'Athyr, Iriam et sa soeur avaient passé les frontières du royaume de l'ombre et arrivèrent à Carthage. Ils comprirent rapidement qu'ils devraient trouver des protecteurs, ne serait-ce que pour se déplacer sans risquer d'être enlevé. Iriam eu lors vite fait de faire le tour des cours royales et de tout ce qui s'en rapprocha, se présentant soit comme apprentis archiatre auprès de la hiérachie militaire, soit comme poète savant aux près des consuls et des maîtres « humanisants », soit comme aspirant chevalier auprès des dames de cours et des hautes courtisanes. On se moquait de son humanité souillée, le prenant toujours pour quelque original entiché de sang vampirique. Dès lors il ne fut guère étonnant de le voir trouver audience auprès de non-humains. Il servit un temps auprès d'un brave roi Vampire qui menait toutefois féroce guerre contre une reine démone : les deux belligérants se disputaient la cité. C'est le lendemain d'un jour de siège qu'il se rendit à l'arène occupée, y entrant comme par enchantement, s'inclinant par-ci et faisant révérence par-là jusqu'à ce qu'il s'installasse sur les gradins d'où il aperçu la reine Tylia. La Demone pratiquait son épée, mettant à terre ses hommes un par un, parfois deux ou trois à la fois. Le coeur d'Iriam fit un grand bond et se mit à battre de concert avec les coups d'épée de Sa démoniaque Majesté. C'était la première fois qu'il voyait une reine et depuis lors il n'aima plus que les reines et les putains, « les femmes aux pouvoirs flagrants et manifestes » dira t-il plus tard. De toute autre femme, il sera effrayé. -ayant quand bien même conscience de rapprocher les incommensurables sous couvert de ses phobies.

Lorsque la légion démoniaque, soufflante et expirante, quitta l'arène pour aller se ressourcer en laissant leur souveraine qui ne craignait rien ni personne au milieu de l'arène, Iriam l'ingénu chevalier descendit dans la fosse comme porté sur des nuages et ne trouvant qu'au dernier moment ce qu'il allait bien pouvoir dire à sa Majesté. Il tira donc son épée, se mit à genoux en présentant la lame à plat sur ses deux mains, portée au dessus de sa tête inclinée et demanda apprentissage dans les règles. A ce moment d'inconscience voilà ce que pensait le gardon : « Peut importe si je meurs sur le champs puisque ce sera de son geste ». La reine Tylia que la légende voulait sanguinaire et irréfléchie, fit montre de toute sa bienveillance et de sa pédagogie. Ainsi il lui fut redevable de l'art de l'épée, mais lui du aussi un éclairage nuancé sur le jugement politique. Ayant fini par avouer qu'il était archiatre chez l'ennemi tout en restant dans les bonnes grâces de la souveraine de son coeur, celui-ci ne puis plus se résoudre à combattre, ne supportant pas de soigner ceux qui risquaient de la blesser ni de la voir blesser avec tant de malice et de cruauté Pure ceux qu'il soignait.

Pendant ce temps sa soeur, qui avait contrairement à lui ratissé les bas-fonds, ne se sentant jamais mieux que dans son arrière monde originel, évoluait parmi un réseau de jeunes et ambitieux combattants, sorte de troisième parti mené par la rébellion martiale de l'ex compagnon de la reine démon, s'auto-proclamant la Main noire. Ils étaient désorganisés et violents, vus d'un très mauvais œil par les puissances régulatrices de la cité. Les hors la loi sont une grande famille dont les membres se reconnaitraient presque à l'aura, les mutins hors la loi sont certainement les plus dangereux d'entre eux : une force armée, violente et hors de tout contrôle extérieur. Lysias qui gardait les dents et la gorge serrée de se trouver au milieu de vampires et autres créatures, faisait glisser sa haine sous une gestion acharnée de ce clan dont elle partageait les ambitions dominatrice et vengeresse -pouvant faire sienne toute vengeance, étant donné que c'est toujours de sa propre nature, qu'au fond, elle se vengeait-. Ses capacités tactiques et stratégiques, ses capacités manipulatrices et mondaines furent autant appréciées que son art de la médecine. Elle fut d'emblée prise sous l'aile du chef militaire, le Général Noir Sat, qui deviendrait plus tard Empereur noir. Celui-ci gagnait une froide stratège, et celle-là gagnait une figure paternelle qui comblerait quelque temps son inconscient besoin d'autorité. C'est ainsi qu'elle se retrouvait officier sur le front menant les hommes, et près du sommet, en assistant administrativement la douce compagne du Général Noir, Velvet, qui deviendrait plus tard l'Impératrice Noire.

Fatalement, Iriam et lysias finirent par se rencontrer sur le champs, chacun d'un coté. Lysias ne cillât pas, donnant l'ordre d'armer, tandis qu'Iriam manquat de s'écrouler d'horreur voyant sa soeur radieuse d'ardeurs belliqueuse et vengeresse, avant de déserter et de quitter le bataillon, le clan et l'épée. A partir de ce moment là, commençait pour Iriam une sorte d'errance initiatique en solitaire, où il explorerait tout seul cette fois, les sous-monde et qui plus est ceux de l'ombre. Après avoir mené grand train et pavané sa candide allure dans les cours royales, il laisserait sa rose figure et sa blanche peau se ternir de tous les vices de la création, poussé par le sang maléfique qui avait en lui entamé sa dernière mutation.
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MessageSujet: Re: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Jeu 18 Sep - 13:38


  1. Contraposition, ou du Coup double.

Le Royaume de l'ombre était en mouvement, les forces maléfiques se faisaient de plus en plus violentes : le nombre de démons allait s'accroissant tandis que les frontières des territoires humains reculaient chaque jours d'avantage. Bientôt ceux-ci étaient une race en voie de disparition, mélés aux sombres créatures et au demi-animaux. Dans le chaos des puissances, l'Ordre de la Main Noire, comme il se faisaient appeler maintenant, ne savait plus ou donner de la pointe tellement les graines de discordes et les champs de batailles étaient nombreux. Ils bâtirent un important fond par accumulation de butins et s'accaparèrent des terres jusqu'à Nosgoth où ils dressèrent leur forteresse. Leur Chef, qui était maintenant devenu Empereur passait alliance militaire avec les démons : les mains noires grinçaient des dents à l'image de leur nouveau Général, Lysias, ainsi que de leur maître d'arme qui gardait ses galons de général caché sous sa fourrure, Suicide. Souvent ces deux forts caractères de stratège se disputaient la marche à suivre à en faire trembler les fondations : deux fauves, deux mules.

C'est sous cette configuration qu'un Iriam à la personnalité schizée refis surface, se présentant aux murailles de la forteresse Main Noire, manquant de se faire bouffer par le tigre grincheux, si ça soeur n'était pas intervenue. Lors de son errance, il avait plusieurs fois approché de près l'Impératrice Velvet, sans lui cacher ses liens de parenté avec la froide humaine (qui s'étaient toutefois adoucie à force de responsabilités) : une amitié réciproque mais verticale, selon le rang, s'était développée entre eux. Iriam avait trouvé sous Velvet un protecteur influent et un gardien : Velvet, vampire ancienne tout comme son époux, avait tout de suite senti que le sang d'Iriam était entrain de le tuer et le surveillait sans lui dire mot.


Celui-ci entra enfin dansl'Ordre et se voyait catégoriquement interdit de combat, assigné à la forteresse par les autorité féminines et raillé dans les rangs guerriers pour sa belle figure et ses attitudes. C'est ainsi qu'est né son habitude d'aller visiter les château en solitaire et de ne jamais passer par les portes principales, où qu'il aille et quoi qu'il y fasse. C'est également à partir de ce moment qu'aucun cachot ennemis n'eut encore de secret pour lui. Ses premières expériences militaires de terrain furent donc les interrogatoires et tous les moyens corrélatifs-le chemin fut long jusqu'à être Black Commander. Son premier rendez vous galant officiel se terminait exemplairement derrière les barreaux des Vamp lords contre lesquels la Main Noire était en guerre. « Tu aimes l'endroit? J'aime bien les chaînes, ça te va bien... » Demandait- il à Lynecé, blasée et rageuse pour commencer, mais intrépide et solidaire par la suite. Comme il pourra le dire plus tard à l'ambassadrice Main noire, Lauretta, bourreau honoraire et professeur de sévices -future Black Commander à ses cotés- : « Le faire cracher? J'ai des bonnes bases. », une main sur le derrière et l'autre faisant tournoyer un tison chauffé à blanc.

Il lui arrivait parfois de se réveiller non loin de la forteresse, ensanglanté et couvert de tripailles étrangères. N'ayant aucun souvenir de ce qui précédait ni à qui le sang et les organes pouvaient bien appartenir, il soupçonnait tout de même l'origine de ses amnésies et des boucheries : la voix du sang criait en lui d'un timbre éraillé et enragé. Il s'empressait de se débarbouiller et de trouver une excuse pour son couvre feu : il ne fallait pas que sa soeur voit son inhumanité de façon aussi flagrante. Il lui arrivait de plus en plus de s'emporter, sa bonne humeur naturelle cédant à des colères surgies de nulle part. Un pirate beau parleur se présentait tous les jour en l'absence prolongé de l'empereur et venait conter fleurette à l'impératrice tout en refusant d'entrer dans l'Ordre. Iriam découvrait ici les premiers signes de la jalousie : les deux soupirants se battaient régulièrement comme des clébards et rivalisaient d'insultes inspirées. Le pirate en question n'était personne d'autre qu'Ernesto, le futur Commander de la Golden Evil Tribe. Depuis lors la rivalité est restée, aux cotés de l'amitié.

Arriva ce qu'il devait arriver. Au centre d'un cercle de Main noire médusées, un Iriam méconnaissable, tenant des propos obscènes et incohérents et était sur le point de déchiqueter l'un des siens. l'impératrice qui guêtait l'évolution de son protégé l'enleva et lui posa un ultimatum : la mort dans la folie ou la mort dans la raison... Et plantait ses crocs dans le cou d'Iriam, tout en lui fourrant sa poitrine entaillée dans la bouche, sans lui laisser le temps de répondre. Sa bonne humeur fut sauvée, mais non son bon sens. L'empereur arrivait à ce moment pour s'opposer à une décision politique de sa femme, trop tard, mais pas assez pour ne pas s'énerver contre la scène, s'ensuit une tempête (dont Iriam n'a aucun souvenir, inconscient à ce moment là) qui a eu pour résultat le départ de l'Empereur et l'effondrement de l'Impératrice. Lysias qui veillait non loin sur les affaire internes, n'attendit qu'un signal de sa reine pour décréter l'état de siège sur leur propre clan. Iriam se réveillait au beau milieu d'un coup d'Etat, à terre, contemplant comateusement les fresques du plafond avec des prunelles violettes et surpris de dégager de son visage une mèche de cheveux argenté : le Black Tormentor au sourire radieux et aux raisonnement de couleuvre était né.
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MessageSujet: Re: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Mer 24 Sep - 13:42

6. La loi de Morgan. Grandeur et déclin du Black Memoriam Order.


Le Black Mémoriam Order surgit des ruines de l'ordre de la Main Noire, orchestré par un Léviathan tentaculaire : L'Archontess et le Black Council. Le ton et le rythme étaient donnés, cynisme majeur pour fers et sang, en trois mouvement qui ne connaissaient pas le lento : comme le hurlait le Hierophant attaquant Darkura Blessed "Pille, viole, et tue!". Nulle trève n'était tenue, acceptée en premier lieu pour mieux empoisonner le bal et l'invité. Nulle réception tenue pour fraterniser, mais pour évaluer l'ennemi ou le séduire. La folie des grandeurs s'emparait de la tête du clan, il en fallait toujours plus, toujours plus de trésors, toujours plus de cachots, toujours plus de distraction pour oublier le sombre passé et l'avenir incertain. Iriam, devenu Black Commander lors de la première guerre Excallion avait affaire avec une grande soeur aliénée dans le monstre froid du pouvoir, n'hésitant pas à mettre la vie de ses proches, à commencer par celle de son frère en danger, au sein même de leur propre forteresse. Nulle froide rationalité ne fut ainsi mise à contribution pour le chaos des désirs et la violence du pouvoir avant celle de l'inhumaine humaine Lysias.

Le shaman Akira et Suicide l'ancien à qui la sagesse ferait éternellement défaut, se laissant emporter à la vitesse de ses trouvailles alchimiques et ne sachant s'arrêter avant que le mal soit créé... mirent au point plusieurs potions dérivées de champignons cultivés par eux même, dans les caves de la forteresse. Un véritable laboratoire emplis de vapeurs et d'émanations toxiques faisait onduler les fondations de la forteresse et danser le peu de bon sens que les Black avaient encore. Ceux-ci, étant déja adeptes des champignons d'Akira, n'hésitant jamais à descendre en chipper dès que le démon eût le dos tourné avaient donc fini par développer une résistance aux potions dérivées des champignons -hormis la champsynthe rouge, hautement aphrodisiaque, et stockée sous protection maximale- contrairement à tout autre malheureux tombé entre leur mains.

la champsynthe était devenu pour eux un alcool supérieur, désinhibant l'once de bonté et de retenue qui parcourait parfois encore leur nerfs de cuir : débarassés de toutes craintes, de toute tristesse et de toute vergogne, ils allaient assaillir, soumettre et prendre, cloturant toujours un pillage par un grand banquet à la trimalcion, dressé dans la salle des tortures ou bien dans la salle des plaisirs. Les ripostes ne se faisaient pas bien attendre, la ripaille à peine avalée et le temps d'un déglutissement, les offensés venaient crier vengeance pour leur pairs. Le bémol à cette grande fête continue d'or de sang de sexe était les effets au long terme d'une consommation abusive de champsynthe : les grands consommateurs perdaient parfois toute maitrise d'eux même et devenaient de véritables berserkers. A la longue, une addiction se développait : ils ne pouvaient plus rien faire ni supporter, sans une fiole dans leur poche. L'archontess avait bien conscience du mal qui rongeait certains de ses agneaux, mais avait une conscience encore plus grande du fait que la champsynthe était une arme de guerre et une motivation redoutable pour les black. Elle n'en buvait pas une seule goutte alors que son frère ne passait pas un huitième de lune sans descendre un tonnelet : il noyait sa soif vampirique, sa culpabilité -paradoxale- d'être le fils prodigue, les souvenirs de constantinople et de l'église, son attachement à une soeur qui lui témoignait une indifférence royale, sauf pour l'envoyer prendre part aux affaires du royaume comme le représentant du clan et donc participer à assouvir sa soif de pouvoir. Il y noyait toute les souffrances qui pouvaient constituer une conscience de soi et du monde.

Le coeur d'Iriam n'était pas le seul à être affecté par la boisson corrosive : c'est bientôt le clan entier qui allait sombrer. Les querelles grondaient, les guerriers, les diplomates et les très haut gradés s'opposaient, le black council se scindait, l'Archontess s'exlilait après avoir rendu ses comptes à sa plus fidèle et proche amie, son bras droit le Phronimos Orphina, laissant des très lourdes ruines sur le dos de son frère, qui hormis les femmes et la champsynthe, n'êut pourtant jamais la passion du pouvoir. Le clan était laissé en tutelle aux futurs Commanders des Golds, Iriam, Ernesto et Decker, la phronimos quittant la forteresse aux cotés de son amie avant de se dire adieu au port de Nosgoth.
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MessageSujet: Re: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Jeu 25 Sep - 18:52

7- Connecteur logique : où le navire commande son capitaine.


Iriam fit venir cinq ghoules affamées -par définition- dont on avait grand peine à deviner les restes d'humanité, tant dans la figure que dans la tenue. En leur présence, même un troll se serait senti harassé par les gémissements et grognements qui s'échappaient continuellement de leur poitrine. Les ayant sentit passer les hautes murailles de la grande cours surélevée, il s'installa négligemment sur le trône archontal sans lâcher la bouteille de champsynthe survivante, puis arracha son galon de commander avec tant de fureur qu'une partie de sa veste taillée de gros draps vola jusqu'à la cours d'armes. Les ignobles créatures coulaient vers lui avec leur espérances vicieuses et leur précaution reptilienne. Iriam fit une grimace de mépris : s'il s'était donné la peine de parler, il leur aurait probablement dit qu'elles étaient les femmes les plus viles qu'il eu jamais touché. Dans une mélasse sonore de sifflements, de gémissements et de gloussements elles s'agrippèrent à ses cuisses et aux restes de sa veste pour se hisser sur le grand trône. Iriam ne bougeait pas d'un pouce, et avec un sérieux effrayant, regardait droit devantlui dans un vide dimensionnel probablement de lui seul connu. Laborieusement arrivées jusqu'à lui, les femmes le saignèrent brusquement à ses cinq membres dans un contraste qui le fit sursauter. Elles ne décolèrent plus leur bouche de ses plaies tant qu'il ne fut pas vidé de son sang et endormi dans un profond coma d'hibernation. L'hillicos Ernesto et l'harmotês Decker, le trouvèrent tel quel et décidèrent dans un hochement de tête bien entendu de le déplacer dans l'arrière salle des cachots, là ou nul ne viendrait le troubler ni -ce qui est tout de même très prévenant -le ranimer. Ils l'élevèrent sur l'autel à sacrifice et le sanglèrent. L'espiègle Péiratès qui n'avait rien manqué du manège de ses supérieurs, tant celui du Commander -qu'elle espionnait depuis son premier jour et sans relâche dans la limites de ses facultés humaines- que celui des haut gradés, eu bien vite fait de prendre pour habitude d'aller au cachot chaque nuit, espérant parvenir à trafiquer les gros cadenats de la trappe qui mènent à la pièce interdite.

A l'extérieur, larestructuration du clan menait grand train : on attaquait les fondations de la forteresse en vue de la démolir : quel monde trouverait il à son réveil? Car elle ne comptait pas sans son réveil. Bridget se donnait comme raison de superficie la tache de lui rapporter tous les mouvement du clan, d'être en quelque sorte ses oreilles et ses yeux, pour autant qu'il entende quelque chose depuis ses profondeurs comateuses. Voilà donc pourquoi il fallait qu'elle l'approche. Une nuit ou elle se rendait aux fondations comme à l'accoutumée, la péiratès fut attendue par l'ephoroi qui lui ordonna de laisser le Black commander tranquille, pour son propre bien. Il fut rejoint par Ernesto qui rappela à Bridget qu'en Iriam coulait non seulement le même sang ténébreux que celui de l'archontess mais qu'il était en sus une mue de vampire : nul ne pouvait prévoir son geste lors d'un hypothétique réveil. Elle pourrait très certainement y perdre la vie : un jeune vampire vidé de son sang n'est plus que soif et instinct malévolent, degré moins dix de l'humanité tant qu'il n'est pas assez repus pour retrouver conscience de lui même. Sur ce L'harmotês remonta. L'Ephoroi, quant à lui, ne portait pas la péiratès dans ses bonnes grâces : ce pourquoi il lui glissa les clefs dans les mains avec un sourire narquois et satisfait avant de remonter. Voilà comment celle-là eu accès à la salle condamnée.

Les cadenas tombèrent lourdement un par un et il en fut ainsi plusieurs soirs d'afilée ou la péiratès se rendait dans la plus parfaite insouciance -mais non pas inconscience- auprès d'Iriam Celle ci savait très bien ce qu'elle faisait et avait une conscience aiguë des risques qu'elle prenait : disons le carrément, c'est justement ce qui la poussait vers lui, le fait d'exposer sa vie aux caprices instinctifs de la nature d'Iriam. L'insubordonnée coquine grimpait sur l'autel et incisait sa chair près de l'entre cuisse pour que nul ne remarque les coupures- et laissait couler sur les lèvres d'iriam une quantité raisonnable de sang tout en lui contant les dire et faire du royaume et de la forteresse, et non sans lui caresser le visage et les cheveux -la crainte allant s'amoindrissant avec l'habitude, elle deviendrait par la suite bien plus hardie. Elle avait appris, moyennant le mince tribut d'une grande frayeur, qu'à la proximité du sang, le vampire inconscient se dresserait dans toute la fureur de la soif comme un faucheur aveugle en quête de massacre. Aussi, elle pu bénir les sangles enduites d'essence de démon qui retenait le vigoureux commander : elle entreprit lors d'en ajouter une qui lui maintiendrai le cou contre le marbre. Chaque nuit la violence de l'obscure réaction physiologique d'Iriam s'intensifiait. Son enveloppe physiquemanifestait de terribles yeux à la cornée rouge et ouvrait, dans des sifflements stridents, une bouche d'où sortaient des canines nues en quête de veines à percer. Au treizième jour les canines n'étaient plus seules à se dresser, l'instinct humain se manifestait dans sa condition la plus rigide. L'humaine n'attendit pas le quatorzième pour célébrer le glorieux réveil du corps de chair. C'est donc au compte goutte que l'intrépide humaine rendait vie à Iriam : quel aplomb lui donnait l'expérience? Il faut bien le comprendre : chevaucher et jouer avec les dangereux instincts d'eros et tanatos réuni sous une figure d'Adonis endormi, tenir en quelque sorte à sa merci celui qui tenait une armée d'homme sous son commandement et un harem de femme sous son désir... La péiratès, par le fait de son aventure sous-terraine commençait à prendre d'inconsidérés risques martial et politique, donnant la réplique aux grands de son clan et provoquant outrageusement les ennemis qui, par sa foi, n'en était pas toujours mécontents. Celle qui finirait par épouser l'ex commander était donc celle qui réinventa les relations diplomatiques. C'est d'ailleurs au milieu d'un imbroglio diplomatique et dans la calle du Navire de la Golden Evil Tribe qu'Iriam fini enfin par rouvrir ses prunelles violettes.
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MessageSujet: Re: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Mar 30 Sep - 4:38

8- Les axiomes du destin :

8.1 Vice d'attribution.

N'ayant jamais eu le pied marin, c'est avachis sur une couche, ou rampant d''un pont à l'autre dans un état nauséeux qu'Iriam découvrait les joies du monde maritime : le Navire de la Golden Evil Tribe revint jeter l'ancre à Nosgoth. Lorsqu'il n'avait pas le mal de mer, il allait se mettre le compte dans les tripots et les endroits malfamés, essayant de surpasser le départ de sa soeur et d'accepter sa nouvelle condition de grand bandit, sans la façade honorable que conférait l'empire et l'archontat : vieille leçon qu'il tenait de l'archontess : tout est permis, nul n'ose accuser la couronne et le sceptre. Les Lettrés et diplomates de l'Ordre n'étaient pas monté dans le navire, c'était à un tas de recrues rivalisant d'indiscipline et de barbarie auquel le Commander Ernesto et ses bras droits avaient à faire. Iriam était de loin le dernier à montrer le bon exemple, n'ayant conservé de la proposition archontale la première partie seulement : « Tout est permit ». Le voilà bien loin des années de séminaire et de chevalerie : Saint Augustin à la trappe, ce sont les scènes entières d'Aristophane ou des pages du Parnasse des poètes satyriques -qui tournaient sous les pupitres dans son adolescence- qu'Iriam hurlait de mémoire debout sur les comptoirs crasseux.

La production de champsynthe fut momentanément suspendue, par manque de terrain propice à la culture des champignons. Cela dit Iriam ne manquait jamais d'occasion d'assouvir sa soif vampirique : son incontrôlable femme lui ramenant sans faute chaque huitième de lune un quotas de querelles barbares. N'ayant jamais été responsable de lui même, il aurait en plus fallu qu'il soit responsable de l'irresponsabilité incarnée : une humaine esclave des sens et libertine et de plusieurs année son ainée qui plus est. L'attachement charnel et quasi filial qu'il éprouvait pour cette effrontée aux airs de grande dame lui apportait en retour la haine de tous les gentilhommes (le terme est trompeur) du royaume. Il devait sortir sa lame pour régler les comptes, comme d'autres maris devaient sortir leur plume pour signer les factures. Mais au plus il était blessé, rançon de l'honneur dont il n'a que faire, au plus la soif l'aiguillait : séquelles du profond coma vampirique qu'il connu seulement quelques mois après sa métamorphose. Ses canines lui perçaient les gencives pour un oui ou pour un non, sous la colère, sous la crainte, à l'odeur du sang, sous le désir de la chair -parangon de la double jouissance au détriment de ses partenaires/proies : il perdait alors toute maitrise et pouvait être un impitoyable enfoiré. Bref, on ne pouvait pas même avoir idée de remettre le diable entre les mains du Gold Shark, sans s'inquiéter pour celui-là. C'est donc à bon droit que l'on se demandera sous quelle mystérieuse emprise les Parques devaient-elles se trouver lorsqu'elle tissèrent la croisée des destins d'Iriam et de Nerissa, innocence et coeur pur réincarnée pour la quatrième fois avec pour toute mémoire une tabula rasa.
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MessageSujet: Re: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Sam 15 Nov - 19:41

0.0 Ramification et principe premier :flash back sur Constantinople. Azael.


Lorsque le démon décidait de rejoindre le monde des vivants, le faste, la démesure et la puissance morale et militaire étaient tout entiers concentrés sur l'immense étendue de l'empire Byzantin, pair oriental et hellénophone de l'empire Romain en déclin. Il n'en fallait pas moins pour que le démon se manifeste aux patriarches humains détenteurs du pouvoir ; il n'en fallait pas plus pour faire tourner la tête des religieux dans le sens hétérophysiste... Le Dieu s'est fait homme, de même pour les anges. Ainsi le premier démon qui foula le sol de la chrétienne té orientale était accueilli comme Azael, l'ange annonciateur du Chaos, et peu a peu comme conseiller religieux, militaire et politique : Verbe incarné et parole divine pour les humains crédules et révérencieux. De génération en génération, le démon veillait sur l'arbre généalogique de la grande famille, insufflant la sève dans une branche sur laquelle il portait toute son attention : Iaroslav dit « le Sage », froid diplomate, guerroyer fratricide, bâtisseur de villes et de cathédrale : Hagia Sophia, summum de l'art oriental, était érigée en l'honneur du démon anthropologue... De Iaroslav à Igor, Prince de Volinsk, de Igor de Volinsk jusqu'à Igor Shostakovich, Prêtre Iconoclaste et schismatique, maitre de Sainte sophie...Le démon veillait encore et toujours sur les ramifications du pouvoir et attendait l'élu qui reprendrait en main l'empire maintenant déclinant et en prise avec les ottomans... Iriam fils d'Igor vint au monde sous une augure morbide, engendré par une vampire à l'hémoglobine chimérique. Elu, certes il l'était, par la prophétie qui le ferai gardien de la vierge consacrée ; quant à prendre le sceptre de l'empire, pion Roi de Constantinople sur l'échiquier terrestre d'Azael... l'histoire montre assez que la stratégie échoua.

(Iriam)

Cette déconvenue irrita au plus haut point le démon. Ce qu'il nommait l'échec de son fils adoptif, auquel il avait longuement insufflé les braises de la haine et de l'ambition, le poussa à s'en détourner et à le laisser à sa longue errance en compagnie de Lysias. Fou de rage d'avoir perdu son précieux temps, il replongea dans les abysses du Neuvième Enfer pour y ressasser plusieurs mois les raisons de cet échec... La conclusion ne se fit plus attendre : la faiblesse du genre humain était la cause de ce revers. Qu'aurait-il pu attendre d'un Dhampyre ? Azael était prostré... mais l'histoire ne s'arrêterait pas là.
Le Prince Démon, amusé par la colère de son protégé, amena subtilement en lui l'idée d'un retour sous l'incarnation d'un corps mortel : finalement, quelle meilleure option que de venir en personne réaliser les ambitions qu'aucun autre ne pourrait satisfaire ? Il se choisit pour hôte le corps d'un jeune guerrier aux traits candides... mais ce que son mentor ne lui dit pas, c'est qu'il ferait son apparition sur les terres honnies de NoS, bien loin de ses préoccupations passées, affaibli et amnésique. L'appropriation totale de ce corps lui prit de longues et douloureuses années... ou il combattait sans le savoir encore celui qui était son fils adoptif.
L'ironie du sort avait voulu qu'ils se rejoignent dans l'étreinte mortelle que se livraient impitoyablement Blacks et Excallions. Mais une des lois naturelles qui régissent l'Univers énonce que toute mascarade finit un jour ou l'autre par toucher à sa fin. A mesure qu'Azael retrouvait l'essence du Pouvoir, les souvenirs antérieurs revenaient doucement à sa mémoire, prenant la forme d'une amère litanie qui chantait l'échec passé d'un Machiavel trop confiant. Cette fois ci, ce ne fut pas de la rage mais une joie mauvaise qui animait le regard du démon...

(Azael)
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MessageSujet: Re: Iriam Shostakovich, vampire éternellement immature.   Jeu 12 Aoû - 17:22

8.2 Vice de spoliation



C’est avec un adorable chat dans les pattes – Nerissa- qu’il du enfin rencontrer Azael dans sa nouvelle incarnation, au coté de sa belle mère, non moins incarnée et succube à l’esprit on ne peut moins maternel. On ne sut du gardien et de la protégée, qui était véritablement le protecteur de l’autre. Tant que Nérissa se trouvait à ses cotés, il n’était nullement en proies aux
méandres de son évolution vampirique. Rétention temporaire qui lui couterait cher bien plus tard. Prisonnier chez son père adoptif il fit la connaissance de sa tortionnaire sans savoir qu’il la retrouverait bientôt sous sa forme de louve, non comme tortionnaire mais comme espionne. Mais son charme fou sur les bêtes, tant félidées que canidées lupus fit tourner l’histoire autrement. La surveillance de la louve, fut tellement rapprochée que lors d’un combat demi-cataclysmique entre les Golds et les gens alchimistes de son père adoptif, eu lieu un échange de corps entre Iriam et l’infiltrée. Jamais plus ils ne se connaitraient comme avant. Subsistait ensuite un lien fantôme entre eux, l’un ressentant les douleurs de l’autre et vice versa, et toutes sensations fortes
telles de la peur, la colère ou la jouissance. Episodes fort dramatiques et tout autant cocasses qui les vouèrent à une surveillance acharnée de l’un sur l’autre et finissant forcément par les rapprocher à jamais. Pendant ce temps s’opérait une transformation sensible chez sa protégée féline : elle sentait venir en elle l’évolution inéluctable que lui avait permit le gardiennage sans faille et en –presque- respect de la prophétie de son gardien. Elle vient à lui cette unique fois et
ayant consommé sa consécration légitime, reçu des anciens l’armure promise lui rendant ainsi sa liberté et ses pleins pouvoirs.


9. Condensation



Revoilà le vampire en prise avec son démon personnel : la voie du sang dans laquelle il progressait –ou régressait selon le point de vue- irrémédiablement le rendait fou à nouveau et requérant de lui toute la sagesse d’un vieillard qu’il n’était pas pour pouvoir se contrôler ne serait-ce que sur la place publique. Toujours Admiral malgré son état mental qui lui permettait
encore de battre la campagne, il était fidèlement secondé par son capitaine et la louve qui était restée à ses coté. Le courant passait difficilement entre le capitaine et la louve. Il ne passait pas du tout entre ceux-ci et la femme légitime d’Iriam, qui, quant à elle ne supportait plus tout le remue-ménage de cette ménagerie constamment renouvelée. De violentes disputes éclatèrent. Bridget mis au monde des jumeaux dont il n’était le père que d’un sur les deux, curieux phénomène que l’insémination chamanique…


En cette période les Gold devinrent la Guilde des Voleurs et ceux-ci encrèrent fermement cette fois leur campement fortifié dans la crique de NoSgoth, établissant la basse cité comme plaque tournante de tous les traffics les plus immondes. Iriam faisait tourner la plaque avec le Commander Ernesto et sa femme, Naiss, sans oublier le capitaine, son second devenu entre temps pare-fou et compagnon. S’en suivit une époque de sédentarité et de haute rapine faisant le lui un respectable jeune bourgeois de Méridian, légalement connu comme co-tenancier de la Taverne du Captain’Quarters. Il adoptait une féline abandonnée dans une caisse de rhum, responsabilisé par cette nouvelle situation, ou pas.


Il s’efforçait en ce temps de maitriser les sens vampirique qui le submergeaient, entre autre un irascible sens du territoire de chasse et de possession de ses proies ; un sens hypnotique dans lequel il ne savait ni comment entrer, ni comment sortir, mais pourtant bien activé en lui ; une
soif quotidienne irréductible et sans œil lui faisant perdre toute mesure jusqu’à l’ultime moment de la prise, où passait en lui un phantom de l’âme de sa proie, mais il était alors trop tard et il ne pouvait interrompre ce qui l’avait emporté, le faisant ensuite s’enfuir comme le voleur qu’il était.



Brûme nocturne, le silence typique du large bercé par les flots. Les flots font partie de lui, ce sont de simples acouphènes. Une tentation sans pensée, non réflexe ; un soudain besoin qui se présente à lui comme moralement neutre et kairique. Il disparût en un saut, la pâleur de sa peau confondue dans la brume éclairait bientôt les eaux. Il dormit longtemps, engloutit au fonds des sables, immobilisé d’un profond coma vampirique (…).
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